Ski jumping and nordic combined

Discipline extrêmement spectaculaire, le saut à ski parait au premier abord être une discipline “simple”. Bien trop simple ! Il ne suffit pas de sauter le plus loin possible pour gagner…

Saut à ski

le saut à ski

La distance

Les règles du saut à ski prennent bien sur en compte la distance du saut. Cette distance est mesurée entre le haut du tremplin et la position de contact du skieur avec la piste de réception. Pour être précis, le point de contact est celui du pied du skieur avec la piste. On convertit cette distance en nombre de points, relatifs à la distance standard du tremplin (nommé “point K”). Aux Tuffes, ce point K est à 90 mètres. Le skieur marque 60 points lorsqu’il retombe à la hauteur du point K. Chaque mètre au-delà lui apporte un certain de points en plus, ou en moins si il retombe avant. Ce nombre de points est spécifique à chaque tremplin.

Toutes les compétitions utilisent un système de mesure vidéo. Des juges-mesureurs, placés sur toute la hauteur du tremplin, assure une double mesure en cas de défaillance du système.

Les juges de style

Cinq juges de style, placés en bord de piste, évaluent les sauteurs durant le vol et lors de la réception. Chacun donne une note entre 0 et 20, la meilleure et la pire n’étant pas prises en compte. On ajoute le total des trois notes médianes aux points attribués pour la distance de saut. C’est ce total général qui détermine le classement final des compétiteurs.

Pour l’évaluation, la note par défaut est 20, les juges retirant des points en fonction de leurs évaluations des “défauts” du saut :

  • Défauts concernant le vol (position ou mouvements parasites).
  • Défauts concernant la réception (qualité du “télémark”)
  • Chutes…

La réception télémark

Lors de la réception, le sauteur doit effectuer le geste classique du télémarkeur. Il doit donc avoir les pieds décalés, fléchir le genou sur l’une des jambes, l’autre ne laissant que la pointe du pied en contact avec le ski. Il faut maintenir la position au moins durant une dizaine de mètres, et la flexion doit être suffisamment visible.

Au delà de l’aspect traditionnel, le télémark est un geste technique qui permet d’amortir un peu plus en douceur le contact avec la piste, mais il demande au sauteur une plus grande maitrise de l’équilibre.

Les chutes

Bien que très spectaculaire, la plupart des chutes n’ont heureusement que des conséquences physiques limitées pour les compétiteurs. Par contre, elles comptent comme pénalités (du moins si elles interviennent avant la ligne de chute, dernière ligne blanche au pied de la piste de réception du tremplin). En fait, tout contact entre le corps du sauteur et la neige, même le simple contact d’une main, lui vaudra des pénalités.

Les contrôles

Ayant constaté des problèmes de poids allant jusqu’à l’anorexie chez certains sauteurs, la Fédération Internationale de Ski a introduit depuis 2004 un règlement concernant la longueur des skis. La longueur maximum autorisée est fonction non seulement de la taille des sauteurs, mais aussi de leur indice de masse corporelle. En 2011, la FIS a relevé le minimum de l’IMC à 21 et réduit la longueur maximale des skis à 145 % de la taille du sauteur.

Les combinaisons sont aussi contrôlées afin d’assurer l’équité entre tous les sauteurs. La tolérance de taille de la combinaison est strictement limitée à 1,5 cm en plus du corps du sauteur depuis 2012. En cas de combinaison ne répondant pas a cette réglementation, le sauteur se voit disqualifié. Les contrôles sont systèmatiques avant et après les sauts, en haut du tremplin et à la sortie de la zone de réception.

saut à ski : réception en position télémark
Réception Télémark

Les formats d’épreuves

  • individuelle
  • par équipe (dont au moins une dame)

Toutes les épreuves comportent deux manches, et le classement s’effectue par addition des deux résultats. Les départs de la deuxième manche sont donnés en ordre inverse du classement de la première.

Le combiné nordique

Le combiné nordique commence par une épreuve de saut à ski. Une course de ski de fond, en style libre, complète l’épreuve.

combiné nordique, épreuve de ski de fond

L’épreuve de saut du combiné nordique ne diffère en rien d’une épreuve de saut à ski. Les règles d’évaluation sont les mêmes, tout comme les contrôles. Le score de chaque concurrent lors de l’épreuve de saut est converti en temps, et donne les ordres de départ pour l’épreuve de ski de fond. Le meilleur sauteur part en premier, les suivants partent avec un retard de temps correspondant à leur résultat en saut. Un point de moins au saut est équivalent à 4 secondes de retard. Avec ce principe de départ en chasse ou “gundersen”, le premier à l’arrivée est le vainqueur de l’épreuve.

Ce principe de déroulement favorise le spectacle, et le suspens est toujours au rendez-vous. Dépassements et autres faits de course, tout se déroule sous les yeux des spectateurs, jusqu’à l’arrivée et la victoire finale.